baleine dans « La semaine » par Anny Marzolin

Jean Villemin Éditions du Lampion 9 ans et bien au-delà

Baleine ! une interjection, un cri, pour qu’apparaisse enfin cette baleine dont tout le monde parle. Elle a fini par être appelée Baleine, tout simplement. Il fallait bien la nommer. Il est tellement plus facile de parler d’elle que de réfléchir à la raison qui lui fait remonter le fleuve : cette pluie qui n’en finit pas, « des rideaux de pluie ainsi que des herses serrées, barrant la vue jusqu’à fermer l’horizon ».

Grands écoliers et collégiens seront sensibles à l’énigme de la lancinante montée des eaux et d’une baleine à l’intérieur des terres. Beaucoup ne sauront pas, mais on peut leur dire, que la baleine de Jonas est en filigrane, ainsi que Moby Dick et que le Déluge fait partie des grands mythes fondateurs. En revanche, les lecteurs de tout âge seront réceptifs à l’étrangeté des paysages d’une nature totalement déréglée par la pluie, illustrée par de superbes à-plats noirs et blancs, fluctuant en vagues.

À l’abri derrière sa fenêtre, une fillette observe, ajoutant au mystère. Depuis longtemps, Livia appelle Baleine de ses vœux. Un jour, elle disparaît sur le dos du cétacé qui l’emmène pour un long périple incertain. Quel avenir attend Livia : déclin du monde ou aube d’un monde nouveau ?

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